Grotte d’Adam au flanc du mont Qassioun, minaret de Jésus à la mosquée des Omeyyades, par où descendra le fils de Marie à la fin des temps: la région de Damas, lire que voir à Damas, balise toute l’aventure humain. Entre création et Derniers jours, elle conserve aussi le souvenir des plus grands prophètes . Abel y est enterré, Abraham y naquit c’est du moins ce qu’affirment juifs, Chrétiens et musulmans du côté de Barze, un faubourg du nord de Damas. Dans la ville même, on peut évoquer sur la rue droite, l’ombre de Saint Paul aveugle attendant Ananie. Pour sa part, le prophète Mahomet se contenta d’admirer la ville du haut d’une colline. Mais c’est à Bosra qu’il fut initié aux mystère du monothéisme par un moine chrétien.

Alors, Damas et sa région, , ne seraient _elles qu’une longue litanie de pieux pèlerinages?
Loin s’en faut: si la religion demeure un signe d’appartenance communautaire, elle n’a rien d’ostentatoire. La coexistence pacifique entre une bonne douzaine de communautés religieuses est à ce prix. C’est plutôt vers les plaisirs de l’existence que l’on se tourne ici, depuis des siècles. Plaisirs de la bouche , avec les déclinaisons infinies des entrées, les Mezze, qui défilent sur les tables, ou des sucreries, pâtisseries et fruits confits tirés des vergers des environs. Et c’est dans la montagne druze. Quant à l’artisanat, la capitale de la Syrie a donné au monde les plus belles étoffes dont le cèlèbre damassé.
Le Hauran et le Djebel Druze
Aujourd’hui sud de Damas, la plaine du Hauran et le djebel Druze (appelé aussi djebel al-ARAB ) offrent le charme austère de leurs étendues vastes et nues oû affleure un peu partout la noirceur du basalte. Pourtant les sols ici peuvent etre extrêmement fertiles.
Des paysages basaltiques
La région appartient à une zone volcanique qui se prolonge au de là de Yarmouk qui marque les frontières loin vers le sud en Jordanie. Côté Syrien elle se divise en trois zones la vaste plaine du Haura, qui vient buter à l’O. Au pied du Golan, est depuis l’époque romaine , le domaine de la culture des céréales . Plus à l’E. Se détache la silhouette sombre du développement al_arab , massif allongé en amande sur environ 60 km du N. Vers le sud soigneusement épierés les flans de la montagne
Portent arbres fruitiers les pommes de djebel sont réputées et vignes un legs du Mandat français au delà vers l’E. Commencent les vastes étendues de la steppe domaine traditionnel des nomades et des troupeaux
Le grenier à blé de Damas
Année 106 de notre ère: les romains annexent le royaume des Nabatéens qui contrôlaient jusqu’ là le sud du Hauran. L’exploitation de la région peut commencer : grâce à la rationalisation de l’utilisation de l’eau du djebel, la plaine se couvre de blé qui, depuis Bosra, la capitale provençale, s’en ir approvisionner les marchés des grandes villes de l’empire romain. C’est ainsi à partir de deuxième siècle le Hauran connaît un développement spectaculaire: les villages s’y multiplient, peuplés de commerçants enrichissant ou de veterans des armées. Tous ont à cœur d’embellir leur village à la mode ompérial: ils se font construire de somptueuses villas ou des tombeaux monumental certaines localités possèdent même leur théâtre ou leurs bains. D’autre, après Bosra, seront promesse au rang de cotés: Souweyda, Qanawat, Shahba ou encore shaqqa . À la suite de la christianisation précose, chaque village possédera bientôt son église.
Le refuge des druzes
Sous le mandant français, le djebel al _Arab reçut aussi le nom de djebel Druze car sa population est druze dans son immense majorité. Cette communauté est présent depuis le 17ème siècle lorsque certains de ses membres en butte à des rivalités de clans, quittèrent la montagne libanaise pour trouver refuge en Syrie, dans ces hauteurs au sud de Damas et dans le djebel Ala, à l’O. D’Alep, (massif calcaire) d’autres vagues d’immigrants se succédèrent dans les deux siècles suivants.après les combats de 1860 au Liban entre Druzes et Chrétiens qui se soldérent par une intervention militaires française, un afflux massif de réfugiés parachevé la colonisation du djebel. C’est cette situation que trouva l’autorité mandataire francaise. Après la première guerre mondiale. dans le souci de se concilier les faveurs des minorités , elle créa comme pour les Alawites au Nord un état des Druzes, officiellement proclamé indépendant en 1922. La manœuvre se retourna contre la France: Sultan Pacha al Atrache, l’émir d’une des grandes familles druzes, déclencha en 1925 une révolte contre l’occupant français au nom de tous les peuples de la Syrie. Il fallut toute la puissance de feu de l’armée coloniale pour en venir à bout.
une semaine dans la région
aux grandes chevauchées touristiques menées tambour battant, on peut préférer une découverte par petites touches, au rythme de promeneur. En dehors de Damas, il est indispensable d’avoir son propre véhicule : l’utilisation des transports en commun occasionnerait une trop grande perte de temps. on trouvera facilement de quoi se restaurer dans le Hauran (Bosra) et le Djebel Druze (Shahba, Souweyda). prévoir un pique-nique pour la journée dans le Qalamoun.
Jours 1 et 2 : visite approfondie de Damas
Jours 3 et 4 : excursion dans le Hauran (350 km) avec une nuit du troisième jour à Bosra. le premier jour, quitter Damas par l’autoroute de l’aéroport et sortir en direction de Souweyda. Avant de quitter l’agglomération de Damas, on passe au pied de la mosquée de Sayida Zeinab de style iranien: célèbre lieu de pèlerinage chiite sur la tombe d’une des petites-filles du Prophète. à 88 km de Damas, visite de Shahba: le site et les mosaïques du musée puis petit détour jusqu’à Shaqqa où vous verrez un palais romain, poursuite jusqu’au site de Qanawat via Atil, petite localité qui conserve un temple romain. Après la visite de Qanawate, route vers Souweyda (4 km), la capitale des Druzes, déjeuner puis visite du musée. La journée s’achèvera par la forteresse de Salkhad, nuit à Bosra ou à Damas.
le deuxième jour: visite du site antique de Bosra, après la visite, route de retour vers Damas (142 km) via Ezra (à 60 km de Bosra) pour voir l’église de Saint-Georges, qui serait le plus ancien lieu chrétien en activité en Syrie, arrivée à Damas en fin d’après-midi
Jour 5: excursion dans le Qalamoun (190 km) Saidnaya, Maaloula, Yabroud et Qara, retour le soir à Damas
Jour 6 : excursion au monastère de Mar Mousa, également dans le Qalamoun, retour à Damas
Jour 7 : dernières flâneries à Damas.
